Histoire des voitures électriques


Des voitures électriques étaient déjà commercialisées en occident à la fin du 19ème siècle. Elles ont quasiment disparut au sortir de la guerre face à la concurrence que leur imposait les carburants fossiles. Depuis l’augmentation du prix de ces derniers, la donne a changé.
 

 

Contrairement à ce que l’on pense, la voiture électrique n’est pas une invention contemporaine.

 

Les premiers modèles de fiacre électrique à batterie au plomb tel que la Riker Electric datent de la fin du 19ème siècle et c’est même une auto à électron, « La Jamais Contente » qui, la première, dépassa la vitesse symbolique de 100 km/h en 1899.
La fée électricité participa à l’essor de l’automobile dès ces débuts car elle était moins cher que ses homologues à essence, fiable et pratique notamment pour ceux qui exerçaient des professions urbaines (taxis et livreurs) pour lesquelles les arrêts -gros consommateur d’essence- étaient fréquents. En 1900, sur 4 192 véhicules fabriquées aux États-Unis, 1 575 étaient électriques, 936 à essence, et 1 681 à vapeur.
La fameuse Ford T qui sortira en 1908 portera un véritable coup dur aux voitures électriques grâce à son prix bas, sa robustesse et son autonomie imbattable.
 

La concurrence des carburants fossiles

Au sortir de la seconde guerre mondiale, les carburants fossiles ont totalement pris le pas sur l’électron concernant le transport. Le moteur thermique a gagné en efficacité, les stations d’approvisionnement en carburant sont devenues plus nombreuses.
Mais surtout, grâce à l’amélioration des techniques de raffinage du pétrole, l’essence est devenu beaucoup moins cher et permet d’aller loin alors que la tout-électrique Mildé-Krieger française sortit en 1941 offrent une autonomie de seulement 90 km pour une vitesse de 90 km/h. Trop peu, elle sera l’une des dernières électrique à destination du grand public.
Intimement liée au prix du pétrole, le développement de projets de véhicules électriques reprendra peu après le choc pétrolier de 1973. En 1976, le Congrès américain adopte le « Electric and Hybrid Vehicle Research, Development, and Demonstration Act » qui a pour but de financer la recherche pour des véhicules utilisant d’autres sources d’énergie.
 

Le grand retour!

Il faut pourtant attendre le milieu des années 90 pour voir réapparaitre des véhicules personnels de grandes séries fonctionnant aux électrons tel que l’EV1 tout-électrique de General Motors dont les chiffres de ventes ne dépasserons pas le millier d’exemplaires. C’est en 1995 que sort l’AX électrique de Citroën aux batteries au Nickel-Cadmium dont l’autonomie plafonne à 80 kms. Elle disposait pourtant d’atouts intéressants avec notamment un réservoir d’essence de 8,5 litres pour… le chauffage.


Il existe aujourd’hui de nombreux représentants de la voiture tout-électrique qui vont de la sympathique Twizzy aux sportives Tesla dont l’autonomie, le principal défaut intrinsèque à ce type de véhicule est gommé grâce au recours à un colossal pack de batteries.